Après une heure de vol dans un petit avion avec 8 passagers et 2 pilotes (un twin otter pour les connaisseurs), j’atteris à Futuna ! A l’aéroport, pas de tapis pour récupérer sa valise, mais un grand comptoir sur lequel l’employée de l’aéroport dispose les valises des quelques passagers du jour. Oui, il n’y a qu’un seul vol par jour (et pas le distance) et tous les avions, à ma connaissance, arrivent de Wallis.
A l’aéroport je suis attendu par 2 hommes des services techniques de l’hôpital de Futuna. L’île est petite et je suis rapidement à l’hôpital où je prend possession d’une petite voiture et d’une maison entière pour moi tout seul (3 chambres, cuisine équipée, terrace couverte, c’est un peu vieillot mais fonctionnel). Ensuite je visite l’hôpital avec Catherine.
L’hôpital Kaleveleve, est à environ 15 minutes de l’aéroport, il n’est pas très grand, mais il y a tout ce qu’il faut ou presque. Un service d’urgence avec 2 brancards et une salle de réanimation ou déchocage et un échographe tout neuf. Une salle de radiologie standard avec une manipulatrice radio. Un laboratoire dans lequel on peut faire des biologies standards sur place et par lequel on peut envoyer des bilans plus complexes à Wallis ou Nouméa par avion chaque jour (sauf le dimanche). Un service d’hospitalisation avec 8 lits. Une sage femme. Un service de soins à domicile. 4 bureaux de consultation médicales. Un cabinet dentaire. Une grande cuisine où les repas locaux sont fait sur place. Un service EVASAN pour organiser les transferts des patients (en urgence ou pour des examens programmés). Il y a aussi un service d’hémodialyse qui a ouvert très récemment (il n’y a pas de médecins sur place).
Dès le premier week end je suis invité avec toute l’équipe de l’hôpital à aller sur l’île d’Alofi au sud ouest de Futuna à 10 minutes de bateau à moteur. C’est une île environ 3 fois plus petite que Futuna, qui n’est pas habitée. Il y a là bas de magnifiques plages. C’est l’endroit favori des futuniens le week end, pour y faire la baignade et un grand barbecue sur la plage. Je rencontre une grande partie du personnel de l’hôpital et je suis très bien accueilli. On me fait gouter le cochon cuit sous terre dans des feuilles de bananiers. Le poissons crus. Le bénitier (un très gros coquillage) cru également. Le tout accompagné avec du taro et de la banane légume. L’ambiance est très convivial, il y a de la musique, tout le monde dance.
Je profite du lundi après midi après les consultations pour faire un tour de l’île, tant que Catherine est encore là (ensuite je ne pourrais pas aller aussi loin). J’ai fais quelques photos, voir plus bas. C’est très sauvage. Avec de très beaux paysages. C’est beaucoup plus escarpé qu’à Wallis !








